Démission13 mars 2026 · 6 min de lecture

Démission 2026 : dans quels cas ouvre droit au chômage ?

La démission prive généralement du droit au chômage. Mais il existe des exceptions. Voici les cas de démission légitime et la démission pour projet professionnel qui permettent de percevoir l'ARE en 2026.

Principe : la démission n'ouvre pas droit à l'ARE

La démission est une rupture du contrat de travail à l'initiative du salarié. Par principe, elle n'ouvre pas droit à l'Aide au Retour à l'Emploi (ARE), car le salarié a choisi de quitter son emploi. Cependant, il existe deux exceptions principales : les démissions légitimes et la démission pour projet professionnel.

Les cas de démission légitime

Cas de démission légitimeConditions
Suivi du conjoint / partenaire de PACSConjoint changeant de résidence pour emploi ou création d'entreprise
Mariage ou PACS entraînant changement de résidenceDémission dans les 2 mois suivant le mariage/PACS
Non-paiement ou paiement irrégulier du salaireConstaté et non régularisé malgré mise en demeure
Modification unilatérale du contrat de travailNon acceptée par le salarié
Harcèlement moral ou sexuelReconnu ou en cours de procédure judiciaire
Acte délictueux de l'employeurViolence, discrimination constatée...
Reprise d'emploi suite à licenciementSi l'emploi retrouvé prend fin dans les 65 jours calendaires

La démission pour projet professionnel (depuis 2019)

Depuis le 1er novembre 2019, un salarié avec au moins 5 ans d'ancienneté continue peut démissionner pour réaliser un projet professionnel et toucher l'ARE, sous conditions :

  1. Avoir un projet de création/reprise d'entreprise ou de reconversion professionnelle nécessitant une formation
  2. Faire valider ce projet par un Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) : APEC, Cap Emploi, opco, ou autre CEP désigné
  3. Soumettre le projet à la Commission Paritaire Interprofessionnelle Régionale (CPIR / Transitions Pro)
  4. Obtenir l'attestation de validation du projet

Démarches après une démission légitime ou projet pro

  • S'inscrire à France Travail dans les 12 mois suivant la démission
  • Déclarer la raison de la démission (légitime ou projet pro)
  • Fournir les justificatifs correspondants (acte de mariage, attestation CEP, etc.)
  • En cas de doute, France Travail peut saisir une instance paritaire régionale

Recours en cas de refus

Si France Travail refuse l'ouverture des droits après une démission, le salarié peut :

  • Saisir l'instance paritaire régionale (IPR) dans un délai de 2 mois
  • Engager un recours devant le tribunal judiciaire
  • Réexaminer le dossier après 121 jours de chômage effectif

Calculez votre ARE avec notre simulateur chômage et consultez notre article sur les conditions d'ouverture de l'ARE.

Questions fréquentes

Peut-on toucher le chômage après une démission ?

En principe non, sauf cas de démission légitime (suivi du conjoint, non-paiement de salaire, modification unilatérale du contrat, etc.) ou démission pour projet professionnel après 5 ans d'ancienneté continue validée par la CPIR.

Qu'est-ce qu'une démission pour projet professionnel ?

Depuis novembre 2019, un salarié avec au moins 5 ans d'ancienneté continue peut démissionner pour réaliser un projet de création/reprise d'entreprise ou une reconversion, et toucher l'ARE si son projet est validé par la CPIR.

Quels sont les cas de démission légitime ouvrant droit à l'ARE ?

Les démissions légitimes comprennent : suivi du conjoint changeant de résidence, mariage/PACS entraînant déménagement, non-paiement de salaire, modification unilatérale du contrat, harcèlement moral avéré.