Fin de contrat13 mars 2026 · 6 min de lecture

Rupture période d'essai 2026 : préavis et indemnités

La rupture d'une période d'essai, à l'initiative de l'employeur ou du salarié, obéit à des règles précises concernant le préavis, les documents à remettre et les droits au chômage. Guide complet 2026.

Durées légales de la période d'essai en CDI

Catégorie de salariéDurée initialeDurée maximale avec renouvellement
Ouvriers et employés2 mois4 mois
Agents de maîtrise et techniciens3 mois6 mois
Cadres4 mois8 mois

Le renouvellement n'est possible qu'une seule fois et doit être prévu expressément dans le contrat ou la convention collective. Il doit être accepté par écrit par le salarié.

Préavis de rupture en 2026

Lors de la rupture de la période d'essai, un préavis doit être respecté. Son délai varie selon la partie qui rompt et la durée de présence :

Rupture à l'initiative de l'employeur

Durée de présenceDélai de préavis
Moins de 8 jours24 heures
8 jours à 1 mois48 heures
1 mois à 3 mois2 semaines
Plus de 3 mois1 mois

Rupture à l'initiative du salarié

Le salarié doit respecter un préavis de 24 heures si sa présence est inférieure à 8 jours, et 48 heures au-delà.

Indemnités en cas de rupture de la période d'essai

Il n'y a pas d'indemnité légale de rupture spécifique à la période d'essai. Cependant, l'employeur doit verser :

  • Le salaire correspondant aux jours travaillés (prorata temporis)
  • L'indemnité compensatrice de congés payés (10% du salaire brut total ou maintien)
  • L'indemnité compensatrice de préavis si l'employeur dispense le salarié de l'exécuter

Il n'y a pas d'indemnité de licenciement car la rupture intervient pendant la période d'essai.

Droits au chômage après rupture de période d'essai

Qui rompt ?Droit à l'ARE ?
Employeur (rupture à l'initiative de l'employeur)Oui, si conditions d'affiliation remplies (6 mois/24 mois)
Salarié (démission en période d'essai)Non (sauf démission légitime)

Si l'employeur rompt la période d'essai, c'est assimilé à un licenciement pour l'ARE. Si le salarié rompt, c'est assimilé à une démission (pas d'ARE, sauf si démission légitime reconnue).

Documents à remettre par l'employeur

  • Certificat de travail
  • Attestation France Travail (ex-Pôle Emploi)
  • Solde de tout compte
  • Dernier bulletin de paie

Consultez notre article sur l'ARE et ses conditions d'ouverture et notre simulateur chômage.

Questions fréquentes

Peut-on toucher le chômage après une rupture de période d'essai ?

Oui, si c'est l'employeur qui rompt la période d'essai, le salarié peut percevoir l'ARE, à condition d'avoir travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers mois (tous employeurs confondus). Si c'est le salarié qui rompt, il n'a pas droit à l'ARE en principe.

Quelle est la durée maximale de la période d'essai en CDI ?

En CDI, la durée légale maximale est de : 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Ces durées peuvent être prolongées une fois.

L'employeur doit-il motiver la rupture de la période d'essai ?

Non, en principe l'employeur peut rompre librement sans motiver sa décision. Cependant, la rupture ne doit pas être discriminatoire ni abusive. En cas d'abus, le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes.