Abandon de poste 2026 : présomption de démission, droits chômage

L'abandon de poste correspond à l'absence d'un salarié à son poste de travail, sans autorisation ni justification. Depuis la loi n° 2022-1598 du 21 décembre 2022 (dite loi Marché du travail), la situation juridique a radicalement changé.

La présomption de démission : une révolution depuis 2023

Avant avril 2023, l'abandon de poste forçait l'employeur à engager une procédure de licenciement, ouvrant des droits au chômage. Désormais, le décret du 17 avril 2023 crée une présomption de démission.

La procédure obligatoire pour l'employeur

ÉtapeDélaiForme requise
Absence constatée du salariéDès le 1er jourConstat interne
Mise en demeure de reprendre le travailSans délai imposé à l'employeurLRAR obligatoire
Délai de réponse accordé au salarié15 jours minimum calendairesFixé par l'employeur dans la mise en demeure
Constat de la démission présuméeAprès expiration du délai sans réponseCourrier de prise d'acte
Recours prud'homal possible12 mois à compter de la ruptureRequête au greffe CPH

Conséquences sur les droits à l'ARE

La présomption de démission prive le salarié de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), car France Travail assimile la situation à une démission volontaire. Aucune carence ni délai de franchise ne s'applique : simplement pas de droit à indemnisation.

Les cas où l'abandon est justifié

Certaines situations permettent au salarié de s'absenter sans risquer la présomption de démission :

Stratégie recommandée selon votre situation

Si vous souhaitez quitter votre emploi, deux options légales permettent de conserver des droits au chômage :

Préavis et indemnités

En cas de démission présumée, le préavis reste en principe dû par le salarié. Toutefois, si le salarié ne l'effectue pas, l'employeur peut réclamer l'indemnité de préavis correspondante. Aucune indemnité de licenciement n'est versée.

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Questions fréquentes

Non. Depuis le 19 avril 2023, l'abandon de poste est présumé être une démission. Le salarié n'a donc plus droit à l'allocation chômage (ARE), sauf à renverser cette présomption devant le conseil de prud'hommes.

L'employeur doit adresser une mise en demeure par LRAR au salarié absent, lui demandant de justifier son absence ou de reprendre le travail dans un délai minimum de 15 jours. À défaut de réponse, la démission est présumée.

Oui. Le salarié peut saisir le conseil de prud'hommes pour démontrer que son absence était justifiée (maladie, danger grave, exercice du droit de retrait, etc.). Si le juge requalifie en licenciement sans cause, il retrouve ses droits au chômage.