Lanceur d'alerte au travail : protection juridique et procédure 2026

La loi n° 2022-401 du 21 mars 2022 (loi Waserman) a considérablement renforcé la protection des lanceurs d'alerte en France, transposant la directive européenne du 23 octobre 2019.

Définition et périmètre du lanceur d'alerte

Est lanceur d'alerte toute personne qui signale ou divulgue :

Le signalement doit être fait de bonne foi, sans contrepartie financière directe.

Les voies de signalement disponibles

Voie de signalementDestinataireOrdre de priorité
InterneRéférent alerte désigné dans l'entreprise (ou direction)Optionnel depuis 2022
ExterneAutorité compétente (ACOSS, AMF, AFA, etc.)Possible en 1er
Défenseur des droitsInstitution nationale indépendantePossible en 1er
Divulgation publiqueMédias, grand publicEn dernier recours (conditions strictes)

Protections légales renforcées

Le lanceur d'alerte bénéficie d'une protection étendue :

Obligations de l'entreprise

Les entreprises d'au moins 50 salariés doivent :

Recours en cas de représailles

En cas de mesure de représailles, le salarié peut :

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Questions fréquentes

Depuis la loi Waserman de 2022, est lanceur d'alerte toute personne physique qui signale ou divulgue, sans contrepartie financière directe et de bonne foi, des informations concernant un crime, un délit, une menace grave, ou une violation du droit français ou européen.

Le lanceur d'alerte est protégé contre le licenciement, la rétrogradation, la discrimination salariale, le harcèlement et toute autre mesure défavorable. Un licenciement prononcé en représailles est nul et le salarié peut être réintégré.

Depuis la loi Waserman 2022, le lanceur d'alerte peut choisir directement la voie externe (autorité compétente) ou interne. La voie interne n'est plus obligatoire. Il peut aussi saisir le Défenseur des droits en premier.