Simulez votre indemnité de rupture conventionnelle et estimez vos droits au chômage (ARE). Formules légales 2026 à jour.
Renseignez votre ancienneté, salaire et montant d'indemnité proposé pour obtenir une simulation complète incluant vos droits à l'ARE.
La rupture conventionnelle homologuée est un mode de rupture du contrat de travail à l'amiable, encadré par les articles L1237-11 et suivants du Code du travail. Introduite en 2008, elle représente aujourd'hui environ 500 000 ruptures par an en France, soit le principal mode de séparation à l'amiable. Son succès tient à ses avantages pour les deux parties : l'employeur évite les risques d'un licenciement contesté, le salarié bénéficie de l'ouverture des droits au chômage.
Après une rupture conventionnelle, vous pouvez vous inscrire à France Travail et percevoir l'Allocation de Retour à l'Emploi (ARE), à condition d'avoir cotisé au moins 6 mois au cours des 24 derniers mois. La durée d'indemnisation est égale à la durée de vos dernières cotisations, plafonnée à 24 mois (ou 36 mois pour les 53 ans et plus).
Le Salaire Journalier de Référence (SJR) est calculé sur la base des 24 derniers mois de salaire brut (tous les salaires soumis à cotisations). Il sert de base au calcul de votre ARE journalière.
SJR = Salaire brut des 24 derniers mois ÷ 610 jours
France Travail applique la formule la plus favorable entre :
ARE minimale : 30,42 €/jour (2026). ARE maximale : 75 % du SJR.
Il se compose de :
Si l'indemnité versée = indemnité légale, seul le délai de 7 jours s'applique.
Dégressivité de 30 % appliquée à partir du 9e mois si ARE > 92 €/jour.
| Salaire brut mensuel | SJR estimé | ARE journalière | ARE mensuelle |
|---|---|---|---|
| 2 000 € | 78,4 € | 49,7 € | 1 490 € |
| 2 500 € | 98,0 € | 61,5 € | 1 844 € |
| 3 000 € | 117,5 € | 73,1 € | 2 193 € |
| 3 500 € | 137,0 € | 84,9 € | 2 548 € |
| 4 000 € | 156,5 € | 96,8 € | 2 904 € |
Oui, la rupture conventionnelle repose sur le consentement mutuel des deux parties. Ni le salarié ni l'employeur n'est obligé d'accepter. Chacun peut refuser à tout moment, y compris pendant le délai de rétractation de 15 jours calendaires suivant la signature.
La date de rupture doit être postérieure d'au moins 1 jour au lendemain de l'expiration du délai d'homologation DREETS (15 jours ouvrables après réception du dossier). En pratique, comptez au minimum 1 mois après la signature du formulaire CERFA.
Le délai de carence commence à courir à la date de fin du contrat. Les 7 jours incompressibles s'écoulent en premier, puis la carence spécifique liée aux indemnités supra-légales. L'ARE est versée à l'issue de l'ensemble de ces délais, à condition d'être inscrit à France Travail.
Oui, contrairement au licenciement, la rupture conventionnelle est possible pendant un arrêt maladie. Elle ne doit cependant pas être motivée par l'état de santé du salarié, ce qui constituerait un vice du consentement. L'employeur ne peut pas exercer de pression sur un salarié malade pour qu'il accepte une RC.
Oui, mais attention au régime fiscal : si le salarié est en droit de liquider une retraite à taux plein, l'indemnité de RC n'est pas exonérée de cotisations sociales (elle l'est uniquement d'IR). Il est conseillé de vérifier sa situation avant de signer.